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Monday, October 2, 2023

En Indonésie, Le Batik s'affiche partout

Artisanat et Souvenirs


Artisanat séculaire (c'est vers les XIVе-XVe siècles que le batik apparaît comme technique propre), le Batik Tulis, fait à la main, n'a rien à craindre de l'industrialisation et restera longtemps encore un art. Pour s'en convaincre, il suffit de noter avec quel amour les batikeurs œuvrent dans leurs ateliers aux mille couleurs chatoyantes. Certains « maîtres » se font accompagner par un Gamelan susceptible de nourrir leur puissance créatrice.

Ce procédé d'impression d'une étoffe est fondé sur un système très simple. Les parties qui ne doivent pas être colorées sont enduites d'une couche de cire avant d’être trempées dans la teinture. Si l’opération parait simple pour les batiks monochromes, le travail se complique quand il s'agit de pièces à plusieurs couleurs. Autant de couleurs, autant de passages à la cire et de grattages. La complexité du travail justifient les prix parfois très élevés de batik provenant des ateliers des grands maîtres. 

Yogyakarta est la capitale du batik et c'est là que l'on trouve le plus grand choix. La production en série est beaucoup plus abordable et c'est probablement la seule que vous pourrez vous offrir. Les motifs sont réalisés avec des tampons de caoutchouc, appelés cap, trempes dans la cire. Avec cette méthode rapide d'impression l’étoffe est toujours plus colorée à l'endroit qu'à l'envers alors que dans le vrai batik les deux faces du tissu sont identiques. 

Le batik: on en fait des chemises, des sarongs, des serviettes de table, des rideaux, des cravates, des sacs à main et même des sandales. Il se vend à la pièce et constitue un cadeau bon marche et peu encombrant.

Le 2 octobre 2009,l' UNESCO déclare le batik comme une culture unique mondiale de l’Indonésie.


La fabrication du batik à la maison en 12 leçons
  1. Dessiner le motif de base sur un tissu blanc avec un crayon
  2. Faire ce premier motif avec la cire (composée de cire d’abeille et de paraffine)  suivant la ligne dessinée au crayon sur les deux cotes du tissu. On utilise pour cela un canting batik: petit récipient de cuivre muni d'un manche et d'une canule
  3. Remplir certaines parties d'ornements et de petits points, puis en couvrir de cire les larges parties 
  4. Couvrir de cire les parties teintes
  5. Plonger le tissu dans la première teinture de base
  6. Couvrir de cire les parties teintes
  7. Plonger le tissu dans la deuxième teinture de base
  8. Le plonger dans l'eau bouillante pour enlever toute la cire
  9. Recouvrir le premier motif de base de points et couvrir de cire les parties mentionnées dans le numéro trois pour les tenir blanches jusqu'à la fin
  10. Couvrir de cire les parties teintes pour ne pas les mélanger avec les teintures suivantes
  11. Plonger le tissu dans la dernière teinture
  12. Remettre le tissu dans l'eau bouillante pour enlever toute la cire ... et le batik est fini
                                    
Canting Batik

Sunday, October 1, 2023

Keris (KRISS)

Tout le monde connait ces couteaux a la lame ondulée caractéristiques de la civilisation Indonésie. Le Keris n'a pas livre tours ses secrets, fut-ce aux spécialistes de la question. On ignore toujours la nature exacte de la relation, magique, surnaturelle, qui unit le couteau et son propriétaire. Celle-ci est très forte, un prince balinais, devant épouser une jeune fille, ne se rendit pas lui-même á la cérémonie, mais se fit par son Keris! Ça se passait il y a longtemps. Le Keris n'est donc pas simplement une arme. C'est un objet sacre, magique.




Il se compose de trois parties : 
  • le fourreau: il est lui-même forme de deux pièces de bois collées : le fourreau proprement dit, recouvert d'une feuille de laiton out d'alu travaillée (pour les princes, c’était de l'or, mais le temps changent) et le butoir, pièces asymétrique rappelant vaguement un navire
  • la poignée : en ébène ou en teck, elle représente presque toujours une forme humaine stylisée. Très stylisée même:le Keris est un objet relativement récent, et l'Islam proscrit la représentation de l’être humain. Les plus belle poignées sont en or massif incrusté de pierres précieuses et figurent des démons, elles sont conservées au Musée national à Jakarta
  • la lame : c'est la partie la plus importante; on peut troquer le fourreau ou échanger la poignée, mais en aucune façon la lame, qui est intimement liée au possesseur du couteau. Contrairement à une idée reçue, la lame du Keris n'est pas obligatoirement ondulée, elle peut être droite. Elle provient d'un alliage de deux minerais de fer, l'un d'origine terrestre (les mines de fer), et l'autre d'origine céleste, puisque extrait des météorites, assez nombreuse, tombées sur le sol indonésien. Inutile de souligner l'importance symbolique d'une tel alliage. Le forgeron mêle les deux métaux et fait ressortir le mélange en passant la lame au jus de citron: les deux couleurs sont ainsi bien marquées sur la lame. La forme ondulée s'explique par le serpent, souvent gravé avec moult fioritures. Les Keris les plus rare (et les plus chers) portent un double naga (deux serpents entrelacés)

Concrètement, si vous achetez un Keris bien travaillé, il vous en coûtera dans les 300 F. En deçà, la lame sera en aluminium. De toute façon, le fer d'origine météorique, peu facile à se procurer, n'est plus guère utilisé. L'alliage est en général celui de deux fers différents, mais bien de chez nous... Rappelez-vous que le fourreau n'est pas très important (et pas forcement très esthétique); un fourreau moyen peut cacher une belle lame avec naga (dragon) doré finement ciselé jusqu'au bout.

Remarque : évidemment, les douaniers de l’aéroport risquent de considérer l'arme sacrée porteuse d'une puissance magique comme un vulgaire couteau á saigner la belle mère ! Vous ne pouvez donc pas le prendre en bagage à main (même si vous ne voyagez pas avec votre belle mère). Soit vous le mettez dans votre sac en soute, soit il voyage séparément, et vous le récupérez (sans aucun frais) au comptoir des litiges bagages de l’aéroport d’arrivée. En général, tout se passe très bien.


Tuesday, November 28, 2017

LES VILLAGES D'ARTISANS ET UBUD **

Prévoir une journée ou deux. Il est facile de déjeuner ou de séjourne à Ubud. Il s'agit d'une promenade de détente qui doit permettre de flâner dans un rayon de 25 km autour de Denpasar et de découvrir, à son rythme, l’activité des villages balinais, de regarder travailler des artisans, de pénétrer dans des temples, n'importe lesquels, d'assister par surprise à des spectacles de danse, de faire quelques pas dans la campagne, bref d’oublier un moment que l'on n'est qu'un touriste! Divers itinéraires sont possibles. Le plus complet part de Denpasar par la route de Gianyar et traverse d'abord le village de Kesiman oú ont lieu chaque soir de spectacles de danse.  

     Batubulan
Un arrêt à Batubulan s'impose. C'est un village célèbre pour l’habileté consommée avec laquelle ses artisans, de très jeunes gens parfois, font surgir de la pierre, sous leur ciseaux, un monde fantastique de monstres et de divinités destines aux autels familiaux. Batubulan est riche en temples. Le Pura Puseh, à l’intérieur, doit sa réputation au décor de sa porte où les dieux du panthéon hindou voisinent avec un « Bouddha en méditation» dont les traits sont typiquement balinais. D'autres temples se succèdent le long de la route où l'on donne, chaque matin, dans un beau décor, des représentations de « Barong ». Elles ont lieu à 9 heures. Ceux qui n'auraient pas l'occasion d; assister à un authentique Barong donne la nuit dans un village de l’intérieur, ne doivent pas manquer celui de Batubulan (entrée payante) vers 19 h, des représentations de Legong ont lieu dans les même conditions.

     Celuk
Apres avoir traverse Tegalmatu, la route atteint ce village qui se consacre au commerce de l’orfèvrerie. A Celuk, l'or et l'argent sont traites selon d'anciennes techniques par des adolescents qui ont appris très tôt le métier, de leurs pères, qui eux-mêmes le tenaient des leurs! Il s'agit d'un travail en filigrane surcharge qui déçoit les étrangers. Certains artistes commencent à produire des pièces qui répondent mieux au goût actuel, mais à quel prix! 
La route, qui continue en direction de Gianyar, passe d'abord un pont suspendu, puis atteint Sukawati et son marche. Il se tient dans une ruelle sur la droite et sous les parasols de bambou d'une petite place. Il est pittoresque et haut en couleur. L'animation est intense autour des étals de fruits et de légumes. Dans le temple qui longe la route se déroulent parfois des cérémonies intéressantes. 

     De Batuan à Blahbatuh
Le village de Batuan, spécialise dans le tissage, est devenue, depuis peu, un vrai centre commercial. 
Après avoir franchi le profond ravin de la rivière Penatu dont Indra fit, dit-on, jaillir la source, la route prend la direction de Blahbatuh. Elle traverse alors une zone riche en vestige historiques où il encore possible de trouver, éparpillés dans les rizières, des bas-reliefs brises et des fragments de statues du XIe s. Permet d'atteindre un village spécialise dans le tressage des feuilles de palmier, Bona. On y fabrique des chapeaux, des nattes et des paniers de toutes tailles. Bona est connu des touristes car ses habitants donnent un soir par semaine, à leur intention, une représentation de Kecak et de Sanghyang, ce que les agences appellent « fire dance ».


Sunday, July 5, 2015

Kain Ikat

Artisanat et Souvenirs 
Il s'agit d'un tissu teint de plusieurs couleurs avant le tissage, selon le motif que l'on veut obtenir. Les femmes, assises devant leur métier, font apparaître le dessin en jonglant avec les navettes. Leur travail peut durer des mois pour l’exécution d'une seule pièce.
A Bali, dans le village animiste de Tenganan, les femmes pratiquent le double ikat, c'est  à dire que le fil, lui aussi, est teint, alors qu'en général c'est seulement la trame. Ces ikats sont des œuvres uniques qui atteignent des prix exorbitants. Elles ont, selon les croyances, des pouvoirs magiques, immuniser contre les maladies et éloigner les mauvais esprits. Cela n'a donc pas de prix !
A Sumatra, le kain Songket, très cher, est un tissage compose de fils d'or réservé jadis aux sarongs de cérémonie. 
Songket Palembang
A Sulawesi, on trouve des soieries ainsi que des ikats dans le pays Toraja. Possibilité aussi d'acheter de très belles étoffes dans les iles de la Sonde. Les plus belles proviennent de l’île de Sumba et atteignent des prix élevés.


A Java, on tisse aussi des ikats a la machine. Ils ont perdu, bien entendu, tout pouvoir magique mais sont accessibles a toutes le bourses. On les appelle tenunan.


360° Bali’s Views (First Time To Bali)

Bali is indeed a tropical paradise! This island in Indonesia is known for its stunning beaches, lush landscapes, vibrant culture, and warm h...