Tout le monde connait ces couteaux a la lame ondulée caractéristiques de la civilisation Indonésie. Le Keris n'a pas livre tours ses secrets, fut-ce aux spécialistes de la question. On ignore toujours la nature exacte de la relation, magique, surnaturelle, qui unit le couteau et son propriétaire. Celle-ci est très forte, un prince balinais, devant épouser une jeune fille, ne se rendit pas lui-même á la cérémonie, mais se fit par son Keris! Ça se passait il y a longtemps. Le Keris n'est donc pas simplement une arme. C'est un objet sacre, magique.
Il se compose de trois parties :
- le fourreau: il est lui-même forme de deux pièces de bois collées : le fourreau proprement dit, recouvert d'une feuille de laiton out d'alu travaillée (pour les princes, c’était de l'or, mais le temps changent) et le butoir, pièces asymétrique rappelant vaguement un navire
- la poignée : en ébène ou en teck, elle représente presque toujours une forme humaine stylisée. Très stylisée même:le Keris est un objet relativement récent, et l'Islam proscrit la représentation de l’être humain. Les plus belle poignées sont en or massif incrusté de pierres précieuses et figurent des démons, elles sont conservées au Musée national à Jakarta
- la lame : c'est la partie la plus importante; on peut troquer le fourreau ou échanger la poignée, mais en aucune façon la lame, qui est intimement liée au possesseur du couteau. Contrairement à une idée reçue, la lame du Keris n'est pas obligatoirement ondulée, elle peut être droite. Elle provient d'un alliage de deux minerais de fer, l'un d'origine terrestre (les mines de fer), et l'autre d'origine céleste, puisque extrait des météorites, assez nombreuse, tombées sur le sol indonésien. Inutile de souligner l'importance symbolique d'une tel alliage. Le forgeron mêle les deux métaux et fait ressortir le mélange en passant la lame au jus de citron: les deux couleurs sont ainsi bien marquées sur la lame. La forme ondulée s'explique par le serpent, souvent gravé avec moult fioritures. Les Keris les plus rare (et les plus chers) portent un double naga (deux serpents entrelacés)
Concrètement, si vous achetez un Keris bien travaillé, il vous en coûtera dans les 300 F. En deçà, la lame sera en aluminium. De toute façon, le fer d'origine météorique, peu facile à se procurer, n'est plus guère utilisé. L'alliage est en général celui de deux fers différents, mais bien de chez nous... Rappelez-vous que le fourreau n'est pas très important (et pas forcement très esthétique); un fourreau moyen peut cacher une belle lame avec naga (dragon) doré finement ciselé jusqu'au bout.
Remarque : évidemment, les douaniers de l’aéroport risquent de considérer l'arme sacrée porteuse d'une puissance magique comme un vulgaire couteau á saigner la belle mère ! Vous ne pouvez donc pas le prendre en bagage à main (même si vous ne voyagez pas avec votre belle mère). Soit vous le mettez dans votre sac en soute, soit il voyage séparément, et vous le récupérez (sans aucun frais) au comptoir des litiges bagages de l’aéroport d’arrivée. En général, tout se passe très bien.





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